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Quand à travers les dunes, la lumière s’insinue,
Ondulant sous le vent en notes acidulées,
Les joncs, dont les épis s’agitent en nuées,
Se plient nonchalamment, paresseux et têtus.

Quand la douceur du soir vient effleurer ma joue,
Parfumant sa caresse d’une goutte de miel,
Je tourne mon regard silencieux vers le ciel
Où brillent les étoiles comme autant de bijoux.

Quand les rêves engloutissent mon esprit embrumé,
Un doux ange apparaît assis sur un nuage.
Il sourit bienveillant et ses ailes volages
Saupoudrent mes pensées d’un peu de voie lactée.

C’est dans ces moments-là,
Indifférente à tout,
Que la nuit s’illumine dans toute sa beauté
Loin du bruit de la ville et de sa vanité :
Je laisse enfin mon coeur savourer le mois d’août…