Skip to main content

En novembre, quand le ciel est gris,
Que la terre sombre dans l’ennui,
Ça sent les châtaignes sous la pluie
Et les champignons qui sourient.

C’est l’heure où les âmes se réveillent
Après leur si profond sommeil ;
L’heure où tous les sens en éveil,
On entend rêver les abeilles.

Leur doux murmure nous rappelle,
Même si l’été s’est fait la belle,
Que nous restent le cœur rebelle
Et des espoirs à tire-d’aile.

Tendre l’oreille, rêver en bleu,
Trouer les nuages peureux,
Laisser s’envoler nos vœux :
Les chaleureux et les fiévreux…

Ne pas juger, laisser couler,
Choisir les instants tricotés
De nos joies et de nos ratés,
Entrer en soi, se pardonner.

En novembre, quand le ciel est gris,
Que la terre sombre dans l’ennui,
Ça sent le chagrin et l’oubli,
Les lourds secrets et les bougies.

Dans la cheminée le feu veille,
Sur nos peurs et sur nos merveilles ;
C’est l’heure, où les sens en éveil,
On entend rêver les abeilles…